LA RECONNAISSANCE FACIALE ON N'EN VEUT PAS !

Publié le par Collectif Feignasse

Jean-Michel MIS (député LREM de la Loire, 2e circonscription) ne s'est pas produit le samedi 18 janvier, à 9 h à l’amicale laïque Chapelon St-Etienne, pour animer un « atelier reconnaissance faciale ».

Nous étions environ 80 devant l'amicale laïque Chapelon, affublé.e.s de masques de MIS. L'action a été maintenue bien que MIS ait annulé sa venue, annulation qui constitue, si ce n'est une victoire, une réussite contre la reconnaissance faciale.

Nous avons mis le plan B à exécution : balade (manif improvisée) ponctuée de slogans, depuis l'amicale laïque, en passant devant la Préfecture, pour nous diriger jusqu'à la permanence du député place de l'Hôtel de Ville.
"Surveillé, fliqué, contrôlé... on n'en veut pas de cette société là !"
"Suspicion partout, intimité nulle part !"
"L'anonymat est un droit."
"Contrôle numérique, vidéosurveillance, reconnaissance faciale... on n'en veut pas !"
"Les gagas, les matrus on n'veut pas être reconnus."

Distribution de tracts et pas de réaction à nos coups de sonnette à sa permanence : nous aurions aimé lui souhaiter nos vœux de non flicage de la population.

Nous restons mobilisé.e.s et déterminé.e.s. (MJ)

 

 

 

Les techniques de reconnaissance faciale se développent rapidement et les expérimentations se multiplient, en France notamment. Et cela sans aucune analyse ou débat public alors que ce dispositif aura des conséquences sur notre société et nos libertés.

Le gouvernement français cherche à l’imposer à tous et toutes, via des outils d’identification numérique comme ALICEM par exemple (Authentification en Ligne Certifiée sur Mobile).
Il s’agit, à l’échelle nationale, d’un programme d’identification par reconnaissance faciale pour accéder à plus de 500 services publics en ligne via votre téléphone qui vous permettra de
scanner votre visage.
En imposant l’accès aux services publics par la reconnaissance faciale (et ce, dès 2022) le gouvernement participe à la banalisation de cette technologie.

La reconnaissance faciale s’inscrit dans un projet européen de recherche publique (appelé INDECT) qui a une dizaine d’années. Il vise, entre autres, à connecter toutes les caméras de surveillance qui existent sur le territoire européen de façon à assurer « l’ordre social » et « la stabilité politique ».

L’intégralité de la population européenne va être soumise à une suspicion généralisée sur la base de critères non légaux, et soumise à une logique de surveillance et de contrôle.

« Pour soutenir les industriels français (Thales notamment), le gouvernement veut faciliter le déploiement de la reconnaissance faciale. » (in Alternatives économiques , 2019-12-20, La reconnaissance faciale se déploie discrètement)

Mais la personne qui circule dans l’espace public n’a pas pour priorité de soutenir les industriels français. Non, ce qui la préoccupe, ce sont ses libertés fondamentales et son refus d’être en permanence sous le regard de l’État car ce dernier disposerait alors d'un système de renseignement performant au cas où il prendrait l'idée à des populations exaspérées de se révolter contre les nantis et/ou contre le pouvoir.

Nous refusons la reconnaissance faciale et la société de surveillance de masse, de contrôle social, qu’on veut nous imposer.

« Ce qui menace la démocratie, aujourd’hui comme hier,
ce n’est pas la désobéissance civile, mais l’obéissance servile. »

Jean-Marie MULLER

 

http://lenumerozero.lautre.net/
http://resistance-verte.over-blog.com/2019/10/halte-au-controle-numerique.html

HalteauControleNumerique@protonmail.com

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article