AU TEMPS SUSPENDU DE L'ILLUSION

Publié le par Collectif Feignasse

 

Ce qui est dangereux ce n'est pas l'épidémie mais bien son traitement par tout les médias, son évidence indiscutable, ses chiffres tyranniques sorties de tout contexte, la dramatisation spectaculaire où tout est bon pour répandre la peur, l'angoisse et la panique. Le confinement obligatoire comme seule solution, imposé de fait comme une assignation à résidence, une détention à domicile, justifie toutes sortes d'ordonnances passées en douce pour renforcer l'autorité et sa répression, l'exploitation et ses régressions sociales, l'infantilisation et ses interdictions, le contrôle numérique de la survie quotidienne, la servitude volontaire.

Lukas Stella

Le spectacle est le discourt ininterrompu que l’ordre présent tient sur lui-même, son monologue élogieux. C’est l’auto-portrait du pouvoir à l’époque de sa gestion totalitaire des conditions d’existence.

Dans le spectacle, une partie du monde se représente devant le monde, et lui est supérieure. Le spectacle n’est que le langage commun de cette séparation. Ce qui relie les spectateurs n’est qu’un rapport irréversible au centre même qui maintient leur isolement.

L’extériorité du spectacle par rapport à l’homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représentent.

Le monde possède déjà le rêve d’un temps dont il doit maintenant posséder la conscience pour le vivre réellement.

Guy Debord, La société du spectacle (extraits)

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