DE QUOI LE QR CODE EST-IL LE NOM ?

Publié le par Feignasse irrécupérable

 

 

Comprendre notre présent numérique nécessite de se pencher sur Google, son fonctionnement, son économie mais également la vision du monde dont il est le fruit et le moteur. C’est ce que tente de faire ici Philippe Godard dans le sillage de deux ouvrages qu’il reprend et commente : The new digital age de Eric Schmitt (ancien PDG de Google) et Jared Cohen, qui expose la vision et les projets du monde numérique en construction et L’âge du capitalisme surveillance de Shoshana Zuboff, qui revient de manière critique sur l’histoire de Google. (extraits)

Google est omniprésent dans la vie de la plupart d’entre nous. Google est désormais ce qui façonne non seulement les vies individuelles des consommateurs que nous sommes, mais aussi la vie sociale et politique globale.

Google a mis au point des algorithmes et des systèmes mathématiques et statistiques extrêmement puissants et performants. Si bien qu’à partir des traces innombrables que chaque internaute laisse sur le web (surtout s’il ne prend aucune précaution en matière de confidentialité, de traçage, etc.), le moteur de recherche (mais aussi Youtube et l’ensemble des « services » offerts par Google) calcule, au moment même où l’internaute lance une nouvelle recherche, quels sont les résultats qu’il va préférer. En une fraction de seconde et en fonction des recherches précédentes effectuées par l’internaute, de ses choix de vidéos ou de sites visités, etc., de toutes ces traces qu’on pensait auparavant inutiles, Google Search calcule les résultats les plus adaptés à la « personnalité » de l’internaute.

La personnalisation des résultats est en réalité une prévision-incitation à tel type de consommation, un conditionnement, qu’il s’agisse de biens matériels ou culturels, mais aussi d’opinions politiques. En définitive, toute sorte de relation sociale pouvant donner lieu à un échange lucratif pour une société commerciale intéresse Google. Notons bien que la partie qui tirera le plus profit de cette prétendue personnalisation des résultats n’est pas la personne qui a eu accès à ces résultats, mais le « partenaire » au sens le plus large (société commerciale ou parti politique) vers lequel cette personne aura été dirigée par Search – ce qui aboutira à un clic sur un site de vente, un site d’information touristique ou le site d’un parti politique. Bien sûr, la personne y trouvera son compte, en ce sens que la contrepartie qu’elle percevra, par la suite, sera la satisfaction d’avoir acheté « ce qu’elle désirait » ou d’avoir adhéré, par exemple, au parti qui correspondait le mieux à ses idées. Mais le principal bénéficiaire n’est autre que Google car c’est lui qui se fait payer pour avoir « extrait » de nos traces sur le web des micro-données, lesquelles, agglutinées à l’infini, dessinent des portraits commerciaux très précis, par l’intermédiaire des clics que nous produisons, si précis que Google vend ces clics à des entreprises commerciales – ce que l’on appelle en anglais le « payperclick advertising » . Le modèle que suit Google – et désormais Facebook et d’autres encore – est très précisément de calculer en un instant ce que nous allons désirer acheter le moment d’après. La source de profit est immense.

Google, en s’intéressant à l’ensemble de la navigation d’un internaute – et pas seulement, par exemple, aux produits qu’il consomme en les achetant sur le web ou à ceux qu’il conseille à ses amis – est parvenu à construire des portraits individuels de comportements – et pas des archétypes grossiers comme le fait la publicité depuis des dizaines d’années. Google prédit nos achats ou notre adhésion à telle ou telle idée ou association. Ce faisant, l’internaute clique sur ce que Google Search ou Youtube lui propose, et les sociétés concernées paient Google selon le nombre de clics effectivement centrés sur ce qu’elles vendent. Le produit, là-dedans, est au sens strict le clic de l’internaute, l’ensemble de ses clics représentant non pas sa « personne » mais permettant de prévoir assez sûrement son comportement attendu – ou plutôt et de plus en plus : comportement suggéré, guidé, orienté par la prétendue personnalisation des résultats.

Il s’agit d’un cercle, vertueux uniquement pour Google et pour les sociétés qui sont intéressées par la connaissance de ces comportements à venir, qui partent de l’internaute pour revenir à l’internaute, mais dont l’internaute n’est pas le centre, ni l’objet en soi (ce sont ses comportements prévus qui importent), et qui en est autant le bénéficiaire (si l’on suppose qu’il gagne du temps en ne cherchant pas ce qu’il ne voudra certainement pas) que la victime puisque la personnalisation des résultats, en dernière analyse, bride totalement ses potentialités, sa capacité à s’échapper du courant dominant et des normes sociales les plus prégnantes.

Sans oublier que ce type de relation entre l’internaute et son écran est en réalité la destruction même de la relation sociale véritable, laquelle non seulement s’accommode de l’inconnu et de l’inattendu, mais en a même un besoin vital. C’est parce que nous ne savons pas ce qui va arriver en nous levant ce matin que nous avons envie de vivre cette journée qui s’ouvre. Google gagne des milliards en prévoyant pour nous ce qu’il y a de très fortes probabilités qu’il se produise... Comme si l’irrationnel, qui nous semble une condition de l’humanité, devait être banni à tout jamais. Il importe de voir comment cela se traduit en termes politiques.

Auparavant, précisons que, pour la société qui achète les clics à Google et qui est donc vendeuse (de vidéos, de livres, d’informations...), cela signifie qu’elle ne part plus à la pêche aux clients dans un océan d’individus tous plus ou moins identiques, mais qu’elle va avoir la garantie de toucher réellement et efficacement des personnes vraiment intéressées par son produit. Pour Google, cela signifie des rentrées d’argent considérables : les clics facturés ne concernent pas seulement le moteur de recherche, mais également Gmail, Youtube et les sociétés qui ont signé un partenariat avec Google... Des rentrées d’argent tellement considérables qu’à partir de 2002, Google a dégagé des bénéfices exponentiels, partant de 347 millions de dollars en 2002, pour monter à 3,2 milliards dès 2004 et atteindre 181 milliards en 2020 – et même 55 milliards sur le seul premier trimestre de 2021 [3]

Google est une machine politique, qui dessine un nouvel « esprit du capitalisme », ce que Shoshana Zuboff appelle « le capitalisme de surveillance » : « Le capitalisme de surveillance revendique unilatéralement l’expérience humaine comme matière première gratuite destinée à être traduite en données comportementales [4]

La société échafaude ainsi un projet d’envergure mondiale, sur des bases tout à fait nouvelles, que certaines têtes pensantes vont théoriser – et ce fait est, à notre avis, déterminant, car quel que soit le projet global, il ne peut guère avancer s’il ne s’étend pas sur tous les fronts, y compris celui de l’organisation de la pensée. Qu’organisation rime ici avec contrôle (de la pensée d’autrui) n’est, finalement, pour Google, qu’un dommage collatéral.

En avril 2013, Eric Schmidt, président du conseil d’administration de Google, et Jared Cohen, directeur de Google Ideas, publièrent The New Digital Age. Reshaping the Future of People, Nations and Business [9]
(« Le Nouvel Âge digital. Refaçonner le futur des peuples, des nations et des affaires »), et leur ouvrage constitue la référence de Google pour toute la décennie suivante, jusqu’à l’émergence de la pandémie. La première information de cet ouvrage fondamental tient dans le sommaire : « 1 – Nos futures personnalités. 2 - Le futur de l’identité, de la citoyenneté et de l’information. 3 – Le futur des États. 4 – Le futur de la révolution. 5 – Le futur du terrorisme. 6 – Le futur du conflit, du combat et de l’intervention. 7 – Le futur de la reconstruction. »

Les deux auteurs posent ainsi Google en stratège clé d’une lutte contre-insurrectionnelle généralisée [10]. Nous sommes, affirment les auteurs, assiégés par des révolutionnaires qui veulent empêcher les États, les peuples et les entreprises d’esquisser l’aurore d’un futur nouveau. Les nouveaux ennemis sont des terroristes, groupes comme individus, les États voyous, les hackers, les cyberhacktivistes (plusieurs pages sont consacrées à l’idéologie subversive de WikiLeaks et de son fondateur, Julian Assange) et les « anarchistes » en général. Car ce seraient les « anarchistes » qui dominent le monde digital, avec leurs folles idées d’abolition des frontières et leur habileté à contourner les lois des États, créant ainsi rien moins que le chaos.

L’anonymat est un danger : celui qui voudra rester anonyme est condamné à la non-existence. « ... le contenu même le plus fascinant, s’il est lié à un profil anonyme, n’existera tout simplement pas, à cause de son classement excessivement bas [dans le référencement des moteurs] » (p. 33, c’est nous qui soulignons). Eric Schmidt, dans de nombreux entretiens postérieurs à son ouvrage, insiste sur ce fait : la personne qui n’est pas répertoriée sur le web n’existe tout simplement pas, au sens où, selon lui, elle n’a pas une vie intéressante et « enthousiasmante », selon l’adjectif qu’il emploie souvent. La seule solution – et il n’y en a aucune autre selon lui – est que chacun contrôle son identité. Mais là, le discours est totalement hypocrite puisque Google, depuis les années 2010, ne cesse dedévelopper des cookies et d’inventer toutes sortes de dispositifs, comme Street View, afin de pister les internautes et de s’accaparer les données exploitables de leur vie privée jusqu’à l’orienter selon ses propres buts [16]

Contrôler sa propre identité numérique « dans le futur commence bien avant que chaque citoyen ait les facultés qui lui permettent d’en comprendre les enjeux » (p. 67, c’est nous qui soulignons). Schmidt et Cohen conseillent même aux parents de ne pas prénommer leurs enfants n’importe comment, mais d’adopter une stratégie qui permette à ces derniers de passer inaperçus plus tard sur le web pour ne pas risquer de traîner un trop lourd passé digital négatif (p. 37). La politique de conquête agressive de la vie privée par Google implique donc une « politique familiale » très intrusive – d’autant que le choix d’un prénom « banal » n’est pas le seul obstacle auquel devront faire face les parents qui introduisent des enfants dans le nouvel âge digital [17]

Les patrons de Google reconnaissent que, « sans conteste, l’accès accru aux vies des gens que la révolution des données apporte, offrira aux gouvernements autoritaires un dangereux avantage dans leur capacité à frapper leurs citoyens » (p. 59). l’âge digital va renforcer les capacités de contrôle totalitaire davantage dans les pays déjà totalitaires que dans les autres. Mais les pays démocratiques vont glisser doucement vers des systèmes de plus en plus autoritaires, et à aucun moment, Schmidt et Cohen ne se posent la question de la préservation de la démocratie dans ses aspects fondamentaux. Ce qui compte, c’est le « business ».

les dirigeants de Google échafaudent leur politique contre-insurrectionnelle, à la fois dans le monde physique et dans le monde virtuel, ce dernier ayant des impacts directs et concrets sur la vie quotidienne de la totalité des humains. Car, comme toute politique contre-insurrectionnelle, celle-ci ne vise pas que les seuls terroristes, mais frappe l’ensemble de la population [19]

 Le danger est identifié : l’individu qui se cache. Et la sentence tombe : « No Hidden People Allowed ». « Interdit aux personnes cachées » :
« Au fur et à mesure que les terroristes développent de nouvelles méthodes, les stratèges de l’antiterrorisme devront s’y adapter. L’emprisonnement ne sera pas suffisant pour contenir un réseau terroriste. Les gouvernements doivent décider, par exemple, qu’ il est trop risqué que des citoyens restent « hors ligne », détachés de l’écosystème technologique . Dans le futur comme aujourd’hui, nous pouvons être certains que des individus refuseront d’adopter et d’utiliser la technologie, et ne voudront rien avoir à faire avec des profils virtuels, des bases de données en ligne ou des smartphones. Un gouvernement devra considérer qu’une personne qui n’adhèrera pas du tout à ces technologies a quelque chose à cacher et compte probablement enfreindre la loi , et ce gouvernement devra établir une liste de ces personnes cachées, comme mesure antiterroriste. Si vous n’avez aucun profil social virtuel enregistré ou pas d’abonnement pour un portable, et si vos références en ligne sont inhabituellement difficiles à trouver, alors vous devrez être considéré comme un candidat à l’inscription sur cette liste. Vous serez aussi sujet à un strict ensemble de nouvelles régulations, qui incluront un examen d’identité rigoureux dans les aéroports et jusqu’à des restrictions de voyage » (p. 173).
C’est un ordre totalitaire qui s’ébauche là. Il est interdit, pour Schmidt et Cohen, de ne pas adhérer aux valeurs de leur monde.

Aucune ambiguïté, donc, dans le rôle de Google revendiqué par Schmidt et Cohen : placer leur société comme le meilleur visionnaire du futur géopolitique impérial et totalitaire des États-Unis. Car c’est bien un empire totalitaire qu’ils esquissent. Shoshana Zuboff résume ainsi l’aspect politique de l’entreprise : « Tout comme la civilisation industrielle a prospéré aux dépens de la nature et menace désormais de nous coûter la Terre, la civilisation de l’information façonnée par le capitalisme de surveillance [...] prospérera aux dépens de la nature humaine et menacera de nous coûter notre humanité [20]

Le nouvel âge digital annonce à l’évidence une nouvelle forme de politique de contre-insurrection globale. Voici une vision politique qui ne voit l’individu que selon son profil digital : le cybermonde devient premier par rapport au « monde physique » ; l’individu ne peut exister que s’il a parfaitement intériorisé la répression et le contrôle, non pas dans le but de se soumettre à une autorité qui lui voudrait du mal, mais parce que telle est la condition nécessaire pour avoir accès à ce qu’offre le cybermonde de « positif » : la consommation. Pour avoir droit à ces « biens », à ces marchandises, à voyager en avion, aller au concert, au théâtre, ou même au restaurant, il sera en effet obligatoire d’avoir son smartphone et son profil virtuel sur un réseau social – pas seulement sa carte bleue.
Le passe sanitaire ou le test PCR avec QR code ont, de plus, pour suprême intérêt de désigner des boucs émissaires : ceux qui s’opposent au vaccin anti-covid et ceux qui n’ont pas de téléphone intelligent (selon le terme québécois pour traduire « smartphone »).

Le QR code est l’outil qui manquait à la panoplie répressive des États en voie de digitalisation. L’astuce aura consisté à l’introduire dans notre quotidien à travers une vaccination plus ou moins obligatoire – et obligatoire de fait pour accéder à de nombreux lieux, culturels notamment. Certes, la loi du 5 août 2021 interdit que qui que ce soit se serve du passe sanitaire ou du certificat de vaccination – donc du QR code – pour d’autres motifs que le contrôle du vaccin. Mais l’important est ici que cette vérification s’effectue par un moyen éminemment digital : un QR code, une douchette de lecture, le renvoi au cloud où sont « entreposées » les informations contenues dans le QR code, et la lecture du résultat sur un écran (mobile de surcroît, ce qui institue la possibilité d’être contrôlé n’importe où dans le monde réel).

Ce que le système capitaliste a à offrir aux citoyens est, de plus en plus, surtout et avant tout le fait de pouvoir consommer, à loisir voire à outrance – l’état écologique de la planète dit bien que nous en sommes arrivés à une ère d’excès, qui risque de nous être fatale à très court terme désormais. Disons que « faciliter de nouvelles formes de contrat » est l’aspect « carotte » de la situation, comme le fait de pouvoir aller au cinéma ou boire un verre au bistrot avec le QR code. Acheter, grâce à l’ordinateur et, de plus en plus, au téléphone intelligent devient de plus en plus facile pour les individus adhérant à l’écosystème digital.

Le contrôle est lui aussi depuis les années 2010 une évidence, qu’allait mettre en avant Edward Snowden en 2013 en dévoilant les pratiques de la NSA (National Security Administration), impliquant Google, Facebook et tant d’autres, au moment même de la sortie de The New Digital Age ... sans que cela ne produise pourtant de refus massif du fichage généralisé et du téléphone intelligent. Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que, dès le tout début de la décennie 2020, une pandémie puisse servir de prétexte à la « massification » de la surveillance : vers une transformation des individus en une masse informe de « gens », tous destinés à devoir être contrôlés, par le biais d’une « stratégie du choc » dont l’efficacité a été largement éprouvée dans les pays dominés dès les années 1970. Aucun complot, en l’occurrence : il ne s’agit que du déploiement d’un scénario que Google a tout mis en œuvre pour le rendre plausible, puis crédible, puis réel et effectif. Que ce soit pour cause de lutte contre la pandémie n’a en réalité guère d’importance, car le projet de contrôle total par le biais de ce que Schmidt et Cohen appellent l’« écosystème technologique » est bel et bien là.

Or, dans ce monde en destruction, nous avons tous peur de l’avenir. Comme le dit Marilyn Manson dans le film de Michael Moore Bowling for Columbine , les gens consomment pour tenter de vaincre leur peur ; Google surfe sur la peur des gens, et c’est bien ce que montre Shoshana Zuboff tout au long de son magistral essai L’Âge du capitalisme de surveillance , lorsqu’elle constate à de nombreuses reprises que nous sommes à la fois fascinés par la prouesse technologique de Google, et aussi inquiets par son intrusion dans nos vies, mais que nous acceptons finalement de nous y soumettre.

Les exemples sont nombreux de personnes qui, conscientes des dangers de la mise en ordre digital du monde, modifient leur comportement pour devenir des « gens » normaux. C’est l’argument effrayant qui consiste à « ne rien avoir à se reprocher pour ne rien avoir à subir de désagréable », sans que cela n’amène à la conscience que nous allons dès lors nous couler dans un moule qui a été pensé, pré-établi et conditionné par d’autres, pour des buts qui n’ont rien à voir avec la vraie vie. Et qui, de plus, aboutissent à la destruction de la planète par la consommation sans cesse croissante d’électricité que cela produit, par la hausse effarante de la consommation de toutes sortes de produits, par l’épuisement du monde vivant.

Philippe Godard, août 2021 (extraits)
https://lundi.am/De-quoi-le-QR-code-est-il-le-nom

[1] Ce fait majeur – la disparition d’un outil culturel essentiel depuis deux siècles et demi – est passé finalement inaperçu. Voir Philippe Godard, Le Mythe de la culture numérique , Le Bord de l’eau, 2015.

[2] Aux éditions Gulfstream, coll. « Et toc ! ». Voir aussi Accros aux écrans , Milan, coll. « C ton monde », 2011.

[3] http://www.lefigaro.fr/societes/le-benefice-net-d-alphabet-a-quasiment-triple-au-premier-trimestre-grace-a-la-<br />publicite-et-au-cloud-20210427
http://www.webrankinfo.com/dossiers/google/resultats-financiers#trimestriels
(consultés le 3 août 2021).

[4] L’Âge du capitalisme de surveillance, Paris, Zulma, 2020, 843 p., p. 25.

[9] The New Digital Age. Reshaping the Future of People, Nations and Business , New York, Alfred A. Knopf, 2013, 315 p.

[10] Dans les années 1990, l’état-major nord-américain se préparait à une « guerre de basse intensité généralisée » ; il n’y a donc là qu’un glissement stratégique vers un nouveau théâtre d’opérations, le monde virtuel, qui implique cependant le monde « réel », le nôtre et nos vies quotidiennes.

[16] Pour voir ce point en détail, lire Shoshana Zuboff, L’Âge du capitalisme de surveillance.

[17] Voir à ce sujet Michel Desmurget, La Fabrique du crétin digital, Paris, Le Seuil, 2020, 576 p.

[19] Voir Philippe Godard, Du terrorisme au consensus, Lyon, éditions Golias, 2016.

[20] L’Âge du capitalisme de surveillance, p. 30.

Publié dans Contrôle numérique

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