RÉSISTER À L'OFFENSIVE ANTI-PAUVRES !
Il est grand temps de prendre au sérieux la lutte à mener contre la création par l’Etat du nouveau dispositif « France Travail ». Énième réforme du service public de l’emploi, la création de « France Travail » accélère la diminution constante des droits des chômeur.euses, attaque le droit au RSA, et baisse l’ensemble des allocations et minimas sociaux. C’est une pièce de plus dans l’énorme machinerie capitaliste construite par Macron à coups de réformes, de répression et de 49.3. A quand la contre-offensive ?
Tout le monde est concerné par la création de « France Travail », parce que tout le monde (sauf les riches) va en supporter les coûts.
La création de ce méga-dispositif s’inscrit dans la droite ligne des politiques néo-libérales qui visent à nous marteler la tronche au nom du « plein emploi », cette utopie des capitalistes pour nous obliger à charbonner coûte que coûte pour produire plus. On veut une fois de plus nous faire courber l’échine pour satisfaire les besoins des entreprises.
La création de « France Travail » se fait au nom de la même idéologie que celle ayant présidé à toutes les réformes qu’on se mange depuis 4 ans : allongement de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, attaque de l’assurance chômage, réforme des lycées pros et chantage aux titres de séjour par l’emploi annoncé par la loi Darmanin. Avec, en ligne de mire, toujours le même objectif pour Macron : que n’importe qui devienne employable tout le temps. Concrètement, ça veut dire pas de répit pour les pauvres, la création de nouvelles sanctions en cas de refus de ce nouveau « contrat d’engagement », une coercition accrue pour tout le monde.
https://rebellyon.info/Faire-la-guerre-a-France-travail-resister-25429
Tout le monde au travail forcé et non rémunéré !
L'inscription à France Travail est étendue à tous les allocataires du RSA et leurs ayants droits, aux personnes ayant une reconnaissance de travailleurs handicapés, aux jeunes en recherche d'emploi.
Les 15 heures d'activités minimum d'activités s'imposent à tous les privés d'emploi puisqu'elles sont contenues dans le contrat d'engagement réciproque signé par tous les travailleurs privés d'emploi.
Le contrat d'engagement (qui a perdu son caractère récirpoque) exige une « participation active » des demandeurs d'emplois à ces heures d’activité, sous peine de sanctions.
Il est réaffirmé l'Offre Raisonnable d'Emploi et la privation des allocations en cas de deux refus, l'obligation d'assiduité et de répondre aux convocations, la création de la "sanction-remobilisation" avec la possibilité de suspendre tout ou partie de l'allocation pendant une période définie par décret et de la reverser (dans la limite de 3 mois) en cas d'"actes postifis de recherche d'emploi".
La durée hebdomadaire peut être minorée en fonction de certaines situations individuelles. « Les personnes rencontrant des difficultés particulières et avérées, en raison de leur état de santé, de leur handicap » ou les parents isolés « sans solution de garde pour un enfant de moins de 12 ans » ne sont pas soumis à cette obligation de 15 heures.
Mais la CMP a supprimé la prise en compte d’un motif important : l’« isolement social » des allocataires, qui existait jusqu’ici dans le texte. « Il y a une logique globale derrière tout cela : on va demander aux gens, à ceux considérés comme “oisifs” par ce gouvernement, de justifier de leur non-activité et de leur emploi du temps. Avec une surveillance accrue », commente Yoan Piktoroff.
Par ailleurs, la rédaction adoptée par la CMP supprime l’obligation, pour France Travail, de vérifier la légalité des offres d’emploi publiées sur son site, fait remarquer Alternatives Économiques. L’Assemblée nationale avait pourtant voté à l’unanimité en faveur de cette obligation faite au service public de l’emploi « de contrôler la légalité des offres d’emploi qu’il collecte et publie » , comme on pouvait le lire dans la version du texte après son premier passage au Sénat puis à l’Assemblée nationale.
"Chacun sait qu'"il ne suffit pas de traverser la rue" ou "faire le tour du vieux port à Marseille pour trouver du boulot" et ce n'est pas en forçant les travailleurs privés d'emploi - en menaçant de les priver du minimum de survie (RSA du foyer compris) - à répondre aux besoins de main d'oeuvre des employeurs locaux - que le chômage et la précarité vont se réduire réellement. France Travail n'est pas la fin de Pôle Emploi, c'est surtout celle du Service Public de l'Emploi" (CGT Pôle Emploi, Communiqué de presse, octobre 2023)
Tract fait par la commission « Antifrance-travail » du Comité de lutte Lyon :
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