VOEUX DE DÉSINSTITUTIONNALISATION POUR DU REPOS POUR TOUS

Publié le par Feignasse irrécupérable

VOEUX DE DÉSINSTITUTIONNALISATION POUR DU REPOS POUR TOUS
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... et même pour Dieu qu'a toujours pas sa retraite*

Un très vieux mythe nous a légué la semaine de sept jours dans l'institution du calendrier. Cet arrangement nous laisse un jour de repos sur sept et par ce moyen institutionnel, cinquante-deux jours de repos tombent chaque année du ciel en rythme régulier. La révolution française, dans son esprit scientifique et rationnel a tenté d'adapter partout le système décimal et a donc inventé la semaine de dix jours. Etrangement, le capitalisme industriel naissant n'a pas saisi son intérêt : un jour de repos sur dix au lieu de sept. Cela eut pu porter à quinze jours supplémentaires de travail dans une année.

Le calendrier est une institution multi-millénaire qui résiste puissamment. Est-ce bien sûr ?

Depuis quelques années, et peut-être davantage, certains travaillent le septième jour, (croissance oblige !) il est interdit de sortir sans autorisation ou carrément pas du tout à la nuit tombée (santé oblige !). Le septième jour est de moins en moins reposant quand il faut travailler ou consommer (PIB oblige !), le mythe s'érode (sacrebleu !), l'institution se fossilise en 24h/24 et 7j/7. Y gagne-t-on davantage de repos ? Je parle là de ce repos que l'on pratique, à plusieurs, en palabres, à l'ombre d'un arbre et non d'un totem en béton - l'ombre d'un arbre n'est-elle pas bien plus vaste que celle d'un totem, fusse-t-il celui du progrès !

Trente-sept jours de palabres par an pourraient-ils suffire à abattre le totem en béton ?

Trente-sept est le nombre de décades dans une année révolutionnaire et rationnelle. Cette rationalité-là a dû échapper au capitalisme naissant, certaines rationalités sont bien élastiques, les mythes ne manquent pas non-plus de souplesse.

Mon vœu est que revienne le calendrier révolutionnaire et sa semaine de dix jours à la condition qu'un second jour de repos, et bien sûr sans activité mercantile, colore cette décade en palabres. Le capitalisme qui a d'abord négligé la décade devrait pouvoir l'accepter, lui qui s'empresse tant à satisfaire nos besoins jusqu'à planter en série des arbres de pensées vertes quand il suffirait de les laisser vivre là où ils naissent...

C'est vraiment là un vœu minimum alors que le repos de la retraite tarde, mais tarde...

Un texte de PP Petite Provoque

(vous saurez qui au juste, world wide web m'a dénoncé).

* faut avouer qu'avec six jours de boulot, ça fait pas beaucoup de cotisations en capitalisation. Avec l'usure et les crises doit pas rester grand'chose après tout ce temps. A moins que la cotisation soit partie en répartition, alors on comprend mieux le "croissez et multipliez-vous". Quoi qu'il en soit, c'était quand même un bon placement...

VOEUX DE DÉSINSTITUTIONNALISATION POUR DU REPOS POUR TOUS

Publié dans Travail, solidarité

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